Lorsque l'inspiration est paresseuse, la photo vient à son secours !
Nous entrons dans la saison du gris, aussi de la couleur avant toute chose ; C'est ce que vous proposent ces souvenirs
photographiques pris en Sardaigne lors d'une commémoration...Sans oublier la poésie, les uns n'allant pas sans l'autre chez Sido !
Ne manque pas une "chemise rouge", même au toutou...
Bien que les époques soient différentes (années 1300), mais le sujet proche, je propose la lecture (traduite) d' un poème du
grand écrivain italien PETRARQUE ( qui a vécu en partie à Avignon et Fontaine de Vaucluse), connu pour ses très beaux sonnets écrits pour LAURE DE NOVES, son amour passionné resté sans
espoir.
Béni soit le jour, bénis le mois, l'année Et la saison, et le moment et l'heure, et la minute Béni soit le pays, et la place où j'ai fait rencontre De ces deux yeux si beaux qu'ils m'ont ensorcelé.
Et béni soit le premier doux tourment Que je sentis pour être captif d'Amour Et bénis soient l'arc, le trait dont il me transperça Et bénie soit la plaie que je porte en mon coeur
Bénies soient toutes les paroles semées A proclamer le nom de celle qui est ma Dame Bénis soient les soupirs, les pleurs et le désir.
Et bénis soient les poèmes De quoi je sculpte sa gloire, et ma pensée Tendue vers elle seule, étrangère à nulle autre
Un dernier dépaysement marin sur le blog "photographie numérique" link , pour terminer la saison ; Invitation lancée aux amateurs qui ne se seraient pas aventurés encore dans mon
autre univers.
Un papillon s'étant aventuré dans une véranda, cherchant désespérement une issue, lassé, décida se
faire une pose sur une vitre ; Il déploya en éventail ses larges ailes mordorées et avec curiosité regarda le jardin .
Partout s'agitaient les visiteurs des fleurs ; Généreuses, elles offraientà leur gourmandise,dans un festival coloré, leur coeur de miel ; l'ivresse des parfumsréveillaittous les désirs d'amour.
Dans certains jardins
Les pétales défroissés
Dévoilent sans pudeur
Au promeneur ailé
Le miel de leur coeur
Généreusement offert
Médusé du spectacle le papillon resta un long moment ainsi, sans bouger, puis vit l'un de ses congénères séduit
par de rouges pétales ; aussitôt il se lança à son tour vers la liberté.
"Lumière profuse ; splendeur. L'été s'impose et contraint au bonheur". A. Gide (journal).
Cette pensée a réveillé des souvenirs en images, suggéré des mots :
Un de ces petits bouts du monde
Où l'ombre est une amie des coeurs
Pendant que la lumière éclabousse à la ronde
Les corps trop alanguis, offerts à son ardeur
Un de ces petits bouts du monde
Pour les affamés de saveurs
Exhalées des tonnelles; L'insoucieux succombe
Laissant couler du temps ce qu'il a de meilleur
Le bonheur a pris formes blondes
Et transparence sans pudeur
Dans ce panier d'été aux pensées moribondes
Confites en sensations au parfum d'ailleurs.
Jeu avec l'image, jeu avec la couleur de fond des strophes, une façon symbolique de suivre l'écriture...
***
Inutiles ces jours nouveaux
Ciselés de l'or d'espérance,
Stériles comme puits sans eau
Espagne aux fallacieux châteaux
ô vivre sans leur dépendance !
Pouvoir laver le jour présent
De cette haine qui prospère
Savoir lui rendre simplement Sa vieille couronne d'argent. Ô, Le Vivre en paix, sans colère !
(photo montage)
Renoncer au rêves d'antan
De son esprit tenir les rènes
Qui se relâchent sous l'élan
De fièvreux désirs mis en scène
Ô, vivre en heureux innocent !
Rien, rien que de l'imperceptible,
Un souffle dans les feuilles, léger,
Le bruissement d'ailes moirées
Du papillon en promenade
Le frôlement sec d'un insecte
A la surface du miroir
Qui trouble à peine le dessin
De cet univers à l'envers
Rien, rien d'autre que le pouvoir
Du généreux soleil de mai
Sur les épaules nues offertes
Rien rien d'autre que savourer
La mise en suspens des mornes pensées,
Et l'apaisement du coeur, indicible !
Les pleurs associés au chagrin, imaginés, très cliché, dans la goutte de pluie :Très romantique
façon de voir en la nature notre confidente, notre double, comme l'ont fait tant de nos poètes du 18ème puis du 19eme siècle !
"La nature est là, qui t'invite et qui t'aime
".(Lamartine)
On ne fait pas la part assez belle à l'expression "Pleurer de joie" , la joie est-elle plus rare que la peine ?
Même lorsque J. BREL voit des perles dans les gouttes de pluie c'est déchirement du :
"Moi je t'offrirai des perles de pluie...
Ne me quitte pas".
Une photo qui laisse à chacun son ressenti : Plaisir du regard porté sur la beauté qui nous entoure, ou tristesserenforcée
par les paroles de la chanson...
Un pétale en forme de coeur
Laisse perler sa peine ou son bonheur...
Faut pas pleurer comme ça
Demain ou dans un mois
Tu n'y penseras plus
......
Faut pas pleurer comme ça
Pleurer pour qui pour quoi
Pour quelques souvenirs
Pour quelques mots d'amour
Jetés dans une cour
Et qui s'en vont mourir
......
Faut pas pleurer comme ça
Tu sais pleurer ça sert à rien
Laisse un peu dormir ta peine
Dans un coin.
Daniel GUICHARD--extraits de la chanson " Faut pas pleurer comme çà "
La MER Je l'entends si bien ! Elle m'appelle Et murmure " Viens, je suis là, Pas très loin, Même tout près Si tu fais quelques pas. Je ne triche pas Je t'écoute Te console, De tes cailloux je ferai des gouttes Des perles bijoutéesà l'extrême Nous danserons ensemble Nous exulterons ensemble Comme gamines folles" Je suis allée vers ELLE Elle Que J'aime.