Mes poesies

Samedi 11 juillet 2009

 

Note aux lecteurs

 

   J'établis une différence de sens entre ces presque synonymes, "Existence", "Vie", l'existence étant la façon dont a pu se dérouler la Vie notre point de départ. Ainsi je pense qu'il est possible  de ne pas apprécier l'existence que l'on a mené ou mène, sans pour autant nier la vie.

  Cette précision évitera la confusion à la fin de la lecture

 

 

 

Lassée,

Lassée de mon reflet dans la mare

Non pour ce qu’il me montre

Mais pour ce qu’il dissimule

De moi-même, en moi-même

Lassée de n’exister que par autrui

En perpétuelle attente «  de » …

Ce « de » qui ne vient jamais

Lassée de ces mots- plumes

Dernière chance

Lancées comme bouées

Qui dérivent éclatées

Puis  sombrent dans l’oubli

Lassée d’être la première « à »,

Pour la pensée, le signe, le geste

Lassée de compatir, de soutenir

De ne connaître que le sens unique

Lassée de vouloir comprendre

L’absurde, le contresens, l’absence

Et de ces mots terminés par « ence »

Avec patience, prudence, silence !

Lassée d’imaginer des raisons

Qui n’ont pas d’explications

D’inventer des stratagèmes

Brodés au mauvais fil du rêve

Lassée de lasser

De choisir un masque acceptable

Qui puisse être accepté

Lassée de moi, de toi, de lui, 

De ces fuyants appuis jouant de faux-fuyant

Oui, lassée de cette épingle  au cœur

Qui s'accroche avec insistance

Existence !

 

 


 

LASIDONIE

 

 


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Jeudi 9 juillet 2009






DORMIR

 

Toi que le hasard a mis sur ma route

Toi qui t’en es allé

En décidant « machine arrière toute »

Un sombre jour d’été,

 

Toi qui trouva bon et sans crier gare

De colorer mes mots

D’une joie dépassée, naïve, rare

Dans l’oubli du fardeau,

 

Pourquoi as-tu resurgi dans ma vie ?

Sais-tu comme est cruel

De réveiller les idées endormies

D’en battre le rappel ?

 

Tu as fait refleurir les pensées mortes

En un printemps indien

Quand déjà l’hiver était à la porte !

Illusion d’un matin,

 

Rêve créé, séduction douloureuse

D’un espoir qui s’enfuit

Avec les jours dont je suis naufrageuse

Sans lui ! L’as-tu compris ? 

 

Ô sommeil du cœur prend toute la place

De l’éphémère intrus,

Qu’en moi s’éteigne la lueur  ! De grâce 

Dormir, à corps perdu !


 


Lasidonie
mars 09









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Samedi 4 juillet 2009



La poésie nait parfois de quelques mots lus ici ou là. Ceux-ci en vers libres sont inspirés d'un joli commentaire déposé sur mon blog.




( montage photo )


Je suis esquif démâté

Malmené, Harcelé

 Par les assauts impitoyables

 Des océans furieux,

Les lames puissantes glacées

Me poussent vers les brisants.

Naufrage imminent

Qu’un souffle cinglant

Tournoyant

Repousse dans une danse effroyable.

 

Et j’écoute la plainte du vent

 

Je suis esquif aux rêves saccagés

D’eaux transparentes endormies,

Dont seul le léger d’un zéphyr

Viendrait du soleil

 Adoucir les blessures,

Une survie de  radeau,

Vieux vagabond des mers en éveil

Errant en aveugle insoumis

A la recherche de l’improbable îlot

Dans un lointain obscur

 

Et pour moi chanterait le vent



LASIDONIE

 

 


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Lundi 29 juin 2009


Il est un élément du visage qui en est la parure, l'ornement : la chevelure ! C'est  un thème poétique, cher à Baudelaire entre autres : féminité, sensualité.

Symboles divers lui sont attachés, surtout pour une femme, et le mot entre dans de nombreuses locutions imagées populaires :" tiré par les cheveux, un cheveu sur la langue, comme un cheveu sur la soupe," et bien d'autres.

Pour ma part  le "passer une main dans les cheveux",  geste image du fil des saisons, m'a inspiré ces quelques vers ...


 





Chevelure aux effluves de printemps

Mèches légères par doigts effleurées

Dans ces instants de timides élans,

D’audacieuses promesses effeuillées



Chevelure au brûlant parfum d’été

Mèches ébouriffées, mains passionnées

Dans ces instants de pure intimité

Aux désirs lourds de pensées pimentées



Chevelure aux tièdes senteurs d’automne

Mèches lissées par doigts attentionnés

Dans ces instants où la tendresse sonne

L’heure des plaisirs d’amour invités



Chevelure aux doux friselis d’hiver

Mèches claires sous les mains caressées

Dans ces instants de merveilleux concert

A deux. Ivresse d’amour apaisée.

 


 

 

LASIDONIE

 


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Mardi 2 juin 2009


Du feu follet, phénomème physique, dérive l'image dansante d'un être lumineux qui passe, bien fugitivement, en éclairant, quelques minutes seulement, les zones obscures...et que l'on aimerait retenir un peu...

 


 

 

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Il est passé, le messager du vent

Déposer quelques timides feuillets

Discrets, légèrement teintés

D’une encre claire de mémoire

Sous mes pas oublieux  se sont collés

Pour suivre la trame de mon histoire.

 

Est repassé le messager du vent

Patiemment, jour après jour et semaines

Dans l’ombre douce de mes mots

Progressant d’allure incertaine

Pour transmettre des fragments en écho

De ce qui fut jadis un beau duo

 

Juste une lumière et l’étonnement :

Comment reconnaître la voix ténue

Quand maître vent devenu fou

Sous une couche bien feuillue

En soufflant entasse agite ou rend flous

Les messages au sens dessus dessous !



Image Hosted by ImageShack.usMontage par superposition  et travail sur deux images

 

Il est passé, puis parti doucement

L’émissaire vrai feu follet

Sa tâche menée, accomplie :

Repeindre les souvenirs délavés

De vives couleurs-joies, brève éclaircie

Pour fleurs envolées au vent d’un été

 

 


Lasidonie
mars 09

 

 


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Lundi 1 juin 2009

 

 

 




 

 

Au blanc des mots souvent

Les peines encryptées

Les regrets les tourments

D’une attente étouffée.


Au grenat des mots l‘expression

Des révoltes non maîtrisées

Les trop cruelles déceptions,

Folle cohorte insupportée !


 


Au rose des mots le bleu de mon coeur

Tendre concert pour échappée des rêves

Azur secret en trouées de douceur

Pastellisée dans l’orage qui crève.




La pensée colore ou emprisonne le mot

L’un avec l’autre se lie par union sacrée

Qui ferait pourtant bien détestable duo

Si lui manquaient les émotions enrubannées.



La construction métrique de l'hexasyllabe à l'alexandrin est volontaire montée en puissance : Dans le langage écrit l'émotion emporte les mots comme elle le fait à l'oral !    

LASIDONIE

 

 


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Mardi 5 mai 2009


Un texte léger qui date...2006... que je dédie à tous les accros d'internet...dont je fus et ne suis plus !

 






Les semaines  passent !

Et pas une trace

De présence, ami...

De nouveau minuit !

Et tournent les heures

Et le doute affleure !

Sais-tu que mes jours

Sont à nouveau lourds ?

En vain je regarde

En vain je m’attarde.

Mon P.C ? Muet...

Mais j’ai mon clavier

Ses touches m’amusent

A jouer de ruse

Pour tromper le temps

En le tapotant...


                                                                     



Lasidonie

                                                                                        ( nov 06 )

 

 


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Lundi 27 avril 2009







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Un rêve

 

 

Elle l’avait attendu

Comme une fin de cauchemar

Lorsque l’éveil secoue le cœur,

Main tendue pour lui faire découvrir

Des contrées moins stériles

Où coulerait l’eau douce

De ses mots sur ses peurs

Aussi fraîche que la rosée

Aussi paisible que la source

Cachée, timide, unique

Qui dans les collines se perd

Elle l’avait imaginé à en frémir

Des Printemps et des étés

Des automnes des hivers

Sans faiblir, à l’identique

Avec la certitude chevillée

Qu’un jour… le destin !

Elle l’avait attendu

Des années, en vain,

Plus de sable au sablier !

Quelques particules, des résidus

Pour jouer avec l’inutile

Elle croyait l’entendre :

« Ce réel, si pauvre soit-il,

Est encore fruit,

Le grappiller, s’en délecter

Seule clé à ne pas égarer ! »

Mais elle l’avait trop espéré

L’horloge s’était arrêtée.


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L'horloge astronomique de MESSINE (Sicile) 

 

LASIDONIE

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Mardi 21 avril 2009

 

 

Un petit jeu rythmique(3,5,7) avec l'impair ( Pensée pour Verlaine ) sur un thème peu original, souvent abordé, en tragédie, comme en comédie. La vie, tout simplement dont nous sommes souvent les marionnettes...

 


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Comme il l’aime

Elle  ne l’aime pas !

Mais elle aime

Qui ne l’aime pas !

 

Malheureux chassé-croisé !

 

Parfum des années

Pour lui, comme alors, 

Elle, déchirée

Vit en désaccord,

 

Malheureux coeurs abusés

 

Comme il l’aime

Elle  ne l’aime pas !

Mais elle aime

Qui ne l’aime pas !

 

Malheureux coeurs contrariés 

 

Jamais rien ne change

Des méfaits d’amour

Persistance étrange

Traversant les jours !

 

Malheureux amours rêvés

 


 

 


Lasidonie

03-09


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Jeudi 9 avril 2009

 

Re- apparition de Lasidonie qui ne peut à son grand regret, qu' être "épisodique" et irrégulière



*******








Les ans ont filé

Tissé, une toile nouvelle

Cartographié mon corps

Redessiné mon visage d’alors

Horrifiée, un soir

Je me suis par mégarde

Approchée du miroir,

Derrière mes lézardes

Je t’ai regardé,

Inchangé, comme autrefois,

 Sans même discerner

Tous les reflets d’argent

Mêlés de gris

Progressant ici ou là,

Pourtant 

Sur toi aussi

Le temps, certain,

Avait fait son chemin,

Mais par mes yeux,

Pour mon cœur,

Toujours

Tu signes, miraculeux,

De mon  premier matin,

La musique des heures.

 

x

 

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Lasidonie


 

 


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Mardi 17 mars 2009


Non, Ce n'est pas encore " Sido, le retour 2 " ! Seulement un passage éclair pour vous remercier, vous qui avez déposé, redéposé vos signes sur les miens
.
La partie commentaire  est re-ouverte ,  car ce jour un peu différent est passé...









Un jour, une date, et puis après ?

Qu’apportent-elle de plus que la veille

Sinon le même sourire attristé

Sur les attraits des étapes vermeilles !

 

Beau symbolisme que cette couleur !

Rouge assombri, ou faux or en parure

Sous l’argent installé en arnaqueur !

Illusion, paravent des éraflures.

 

Un jour, une date, et puis après ?

Demain, identique au  mieux, ou bien pire

Rappel impitoyable à souligner

Du temps qui reste, du passé qui soupire.

 

Mais il est de bon ton de le fêter

Ce moment forcément gai que soulignent

Quelques mots nostalgiques ! Et puis après ?

En pleurer ? En rire ? De la vie, un signe !

 



LASIDONIE
17-03

L'image est ICI



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Mercredi 25 février 2009




Pour ceux qui auront lu le dialogue précédant ceci en est le contrepoint...





Image Hosted by ImageShack.usGorges de SAMARIA (Crète) :
Une parenthèse

 




J’écris FIN

 

 

Conclusion, terme, fin, adieu

Mots définitifs, écriture

Pour épilogue en camaïeu

Dont la teinte pâlit, sature.

 

Départ de flamme fulgurant

Brasier pour une âme endormie

Sous le glacis des sentiments,

D’un rouge étonnant, incendie

 

Envahissant, incontrôlable !

Et le cœur décontenancé

Virevolte dans l’ineffable,

Du rêve se fait bouclier

 

Léger, insoucieux des obstacles

Il chante en bleu, en rose, en vers

Ce bonheur tout neuf, le miracle

De la fusion du rouge et vert

 

C’était ignorer qu’au lavage

Du temps, fadissent les couleurs

Aussi éthérées que nuage

Plus ternes qu’un jour sans lueur

 

A chanter seul le cœur se lasse

Pour l’harmonie il lui faut deux !

De la brûlure quelques traces

En paraphe de cendre feu

 

Pas de prologue pour l’histoire

Plus d’épilogue en camaïeu

Une parenthèse illusoire

Qui se referme avec l’adieu.


----

 

 



  Poème écrit sous l'inspiration d'une consigne de" Papier libre"  ( Une lettre d'adieu ) , occasion pour moi d'une éclipse éventuelle pour un temps indéterminé .

Des bises, si vous allez ICI 

 



 LASIDONIE


 

 



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Mardi 17 février 2009







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La parade des ombres



Elles ne sont pas parties non, mes visiteuses

Juste un temps éloignées à l’appel de l’oiseau

Pour suivre au ciel les figures majestueuses

Que ses ailes blanches dessinent tout là haut

 

Et je les entends me raconter les pays

Où le soleil jamais pour la nuit ne s’efface

Où la lumière apprivoise le noir aussi

Pour en balayer la peur, adoucir l’angoisse

 

Je les écoute : L’esprit encore amer, lourd,

S’apaise de leurs chants tout proches, si paisibles,

Elles déposent en moi leur partition d’amour 

Mes ombres visiteuses, présentes invisibles.

 

Mais j’étouffe de leurs parades enjôleuses

Qui vont freinant du jour le salutaire assaut !

Elles ne sont pas parties, non, mes tourmenteuses

Juste un temps éloignées, juste un temps de repos.

 

 

LASIDONIE


 

Une autre illustration en allant 

 


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Lundi 9 février 2009




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Pourquoi ainsi pleurer

Dit l’hirondelle au grand saule courbé,

Tout en le survolant,

Vois comme sont beaux les reflets

De ton feuillage éparpillé

Dans la transparence des eaux

 

A quoi bon gazouiller

Dit le saule au bel oiseau printanier,

Surpris en l’entendant,

Ce joyeux par le vent traîné

2coute comme il est changé

En de bien tristes trémolos !

 

Bonheur et détresse

S’échangent sans cesse,

En valse d' instants


LASIDONIE

6-01-09


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Lundi 2 février 2009





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Image obtenue en ne gardant de l'original que les deux branches et la mer enserrée ; Le reste a été "bousculé" numériquement



J’imagine

 

Lorsqu’un flot de tendresse me vague, me houle

Comme rouleau d’argent effleuré de soleil

Se rafraîchit d’écume en laquelle il s’écroule

J’aborde à ton rivage en horizon vermeil

 

Un autre flot m’amène, délicate ondine

Vers ta rive accueillante aux rires un peu fous

Lorsque lassée des jours en pensée je dessine

Une halte, un abri, pour quelques instants doux

 

Comme une frêle enfant qui cherche câlins tendres

L’animal familier aimant à se lover

Dans le moelleux sofa dont il ne veut descendre

Ou l’oisillon surpris loin du nid apeuré

 

J’imagine la niche au creux de ton épaule

Où déposer mon las, réinventer tout bas

Le silence en duo plus parlant que paroles.

Mon refuge mon port c’est l’anse de tes bras.

 

LASIDONIE




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