La poésie dite classique cède de nos jours la place à la poésie dite libre qui s'affranchit des régles de la métrique contraignante.
Pourtant nous avons de beaux exemples de ces poèmes aux formes presque disparues. Le rondel par exemple dont je vous laisse apprécier le rythme chantant, rendu, entre autre, par la répétition des rimes.
Le Rondeau ancien ou RONDEL est un Poème de 13 vers : 2 quatrains et un quintain, en octosyllabes comportant un refrain, et construit sur 2 rimes.
La nuit
Nous bénissons la douce nuit
Dont le frais baiser nous délivre
Sous ses voiles on se sent vivre
Sans inquiétude et sans bruit.
Le souci dévorant s'enfuit
Le parfum de l'air nous enivre :
Nous bénissons la douce nuit,
Dont le frais baiser nous délivre.
Pâle songeur qu'un dieu puissant poursuit,
Repose-toi, ferme ton livre.
Dans les cieux blancs comme du givre
Un flot d'astres frissonne et luit :
Nous bénissons la douce nuit.
Théodore de Banville (XIXeme s.)
S'essayer à ce genre de contrainte, au delà de l'artifice inévitable, permet une plus grande recherche des mots, de les ajuster à la pensée, et surtout de créer un effet musical : "de la musique avant toute chose" disait Verlaine.
J'ai un faible pour la forme fixe en poésie, vous l'avez deviné !! j'ai donc tenté aussi cette forme poétique que vous trouverez en allant : Douce nuit : un rondel (ou rondeau)
Lasidonie