Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 00:02


Jeu avec l'image, jeu avec la couleur de fond des strophes, une façon symbolique de suivre l'écriture...


***

Inutiles ces jours nouveaux
Ciselés de l'or d'espérance,
Stériles comme puits sans eau
Espagne aux fallacieux châteaux
  ô vivre sans leur dépendance !



Pouvoir laver le jour présent
De cette haine qui prospère
Savoir lui rendre simplement

Sa vieille couronne d'argent.
Ô, Le Vivre en paix, sans colère !



couronne-jour.jpg
(photo montage)


Renoncer au rêves d'antan
De son esprit tenir les rènes
Qui se relâchent sous l'élan
De fièvreux désirs mis en scène
  Ô, vivre en heureux innocent !



Lasidonie


Votre trace ici - Leur trace ( 11 ) - Par lasidonie - Publié dans : Une photo, un poème. - Communauté : Trouvères et troubadours
Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 00:26


Le titre d'un roman  est parfois l'occasion d'en ouvrir les pages ou de lire les chroniques que la presse lui consacre. Ce fut le cas avec celui-ci:
 "La solitude des nombres premiers" de Paolo Giordano,
dont le titre m'a intriguée. Mon propos est illustré par des photos prises lors d'un voyage en Inde. A première vue titre et photos n'ont rien de commun, pourtant...Une petite analyse lue et résumée ici met en lumière l'essentiel de cette allusion mathématique appliquée à l'amour et à des personnages qui ne parviendront jamais à n'être autre que UN, seuls :



L'amour ne peut être multiplication car 1x1=1


Le vieil arbre aux multiples racines et le banc (Inde, Rajasthan)


il ne peut être division car 1:1=1

il pourrait être une addition mais l'union des corps n'est pas fusion en réalité car 1+1 =2


Sculpture sur colonne d'un très ancien temple Hindou du Rajasthan

L'amour devient soustraction quand il prend fin
 car 1-1 =0

Comme ici sur cette photo symbolique du Taj Mahal, emblème du 1-1





Ce monde de l'amour humain ressemble ainsi à celui des nombres premiers, uns et seuls ! Additionner, Multiplier,  Diviser, Il nous renvoie toujours au profond face à face avec soi-même...



Pour en savoir un peu plus sur ce roman primé en 2008 un lien : Paolo- Giordano- la solitude- des nombres premiers




LASIDONIE

Votre trace ici - Leur trace ( 15 ) - Par lasidonie - Publié dans : pensées des autres
Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 09:10




A mes amis disparus ou qui se sont éloignés

*******

De la nostalgie, de la tristesse
"Que sont mes amis devenus"...

Deux versions pour  cette complainte du ménestrel, poète, RUTEBOEUF (époque1200), extraite, adaptée de l'ancien français,et mise en musique ; J'ai réuni deux interprètes,  masculin/féminin : deux remarquables reflets de personnalités inoubliables

Celle de LEO FERRE,déchirante
dont les derniers mots sont rajoutés :

" l'espérance de lendemains
ce sont mes peines"




Commentaire relevé sur You tube ! merci à son auteur inconnu :

"Quel jeu prodigieux avec le micro ( ...). La mémoire et l'éloignement sont suggérés par les paroles et le pas du chanteur autour du porte-voix (...) : la technique à des fins essentiellement poétiques."





Et l'interprétation de
 JOAN BAEZ

 Une voix qui allie la douceur, la tristesse et la nostalgie




Petit rappel historique :
Ruteboeuf dût affronter la pauvreté, la misère. Ses  difficultés, ses déceptions et les craintes de la mort sont présents dans son oeuvre, souvent avec humour et auto-dérision ; c'était le temps du " Paris a faim ", des croisades, de Saint-Louis, (qui lui apporta son aide souvent).


Lasidonie

 Chaïtan

Votre trace ici - Leur trace ( 11 ) - Par lasidonie - Publié dans : coup de coeur musical
Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 00:10


Du feu follet, phénomème physique, dérive l'image dansante d'un être lumineux qui passe, bien fugitivement, en éclairant, quelques minutes seulement, les zones obscures...et que l'on aimerait retenir un peu...

 


 

 

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Il est passé, le messager du vent

Déposer quelques timides feuillets

Discrets, légèrement teintés

D’une encre claire de mémoire

Sous mes pas oublieux  se sont collés

Pour suivre la trame de mon histoire.

 

Est repassé le messager du vent

Patiemment, jour après jour et semaines

Dans l’ombre douce de mes mots

Progressant d’allure incertaine

Pour transmettre des fragments en écho

De ce qui fut jadis un beau duo

 

Juste une lumière et l’étonnement :

Comment reconnaître la voix ténue

Quand maître vent devenu fou

Sous une couche bien feuillue

En soufflant entasse agite ou rend flous

Les messages au sens dessus dessous !



Image Hosted by ImageShack.usMontage par superposition  et travail sur deux images

 

Il est passé, puis parti doucement

L’émissaire vrai feu follet

Sa tâche menée, accomplie :

Repeindre les souvenirs délavés

De vives couleurs-joies, brève éclaircie

Pour fleurs envolées au vent d’un été

 

 


Lasidonie
mars 09

 

 


Votre trace ici - Leur trace ( 19 ) - Par lasidonie - Publié dans : Mes poesies - Communauté : Trouvères et troubadours
Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 12:39

 

 

 




 

 

Au blanc des mots souvent

Les peines encryptées

Les regrets les tourments

D’une attente étouffée.


Au grenat des mots l‘expression

Des révoltes non maîtrisées

Les trop cruelles déceptions,

Folle cohorte insupportée !


 


Au rose des mots le bleu de mon coeur

Tendre concert pour échappée des rêves

Azur secret en trouées de douceur

Pastellisée dans l’orage qui crève.




La pensée colore ou emprisonne le mot

L’un avec l’autre se lie par union sacrée

Qui ferait pourtant bien détestable duo

Si lui manquaient les émotions enrubannées.



La construction métrique de l'hexasyllabe à l'alexandrin est volontaire montée en puissance : Dans le langage écrit l'émotion emporte les mots comme elle le fait à l'oral !    

LASIDONIE

 

 


Votre trace ici - Leur trace ( 15 ) - Par lasidonie - Publié dans : Mes poesies - Communauté : Trouvères et troubadours
Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 09:55



Un titre, pour une image qui s'exprime seule.

Mais : l'image est faite pour être "appropriée" selon l'humeur et le regard, extérieur...ou intérieur.




A vous peut-être un autre titre pour d'autres sensations.

***

"Cascades inversées,
En écume de l'âge,
En bleu ciel délavé,
Pour estomper la râge,
 Qui coule de ma vie,
En jets de folle lie."

Commentaire de "LIEDICH"






SIDO

Votre trace ici - Leur trace ( 8 ) - Par lasidonie - Publié dans : l'aventure numérique
Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 00:08

Suggestion pour Week-End prolongé :
Je vous propose une petite flânerie dans ces petits coins de Provence où coulent ,cette année, mais oui,  rivières et ruisseaux qui serpentent parmi les prairies d'un vert éclatant à faire rosir de plaisir les habitués des pierres sêches.
Au détour de petites départementales surgissent dans le lointain, perchés en éclaireurs, des pierres jointes en triangle dont la pointe se dresse en clocher ! Murailles,  toits épousent les versants des collines, petits villages pas toujours très connus à côté de leur rival, comme
Roussillon, ou Lourmarin, agités par la fièvre artistique et touristique !
Plaisir de musarder dans le dédale des ruelles pentues aux pavés disjoints, rafraîchies d'ombres ancestrales ,  d'imaginer  le petit jardin caché derrière  la grille couverte de glycine  et de se laisser guider vers le lieu de rencontre par excellence :
la place aux bruits de fontaine et de bavardage de marchés, "avé l'assent" léger, fruité, odorant de lavande...*
Moment à savourer en spectateur ravi, amusé, curieux, serein : la ville est là-bas, proche et pourtant si lointaine par l'esprit !







LASIDONIE

Votre trace ici - Leur trace ( 7 ) - Par lasidonie - Publié dans : voyage, mes impressions
Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 00:34


Relevée chez l'un de mes écrivains préférés cette pensée :




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"Quand on est aimé on ne doute de rien. Quand on aime on doute de tout".
COLETTE


Pensée qui en suggère une autre sous forme d'interrogations :
Ne douter de rien, être aimé, suffit-il à combler le coeur , peut-on vivre uniquement de l'amour de l'autre ? Le doute, dans tout ce qui touche à l'affectif, torture mais n'est-il pas aussi un stimulant, un mal nécessaire pour nourrir nos émotions  ? Faut-il suivre  MUSSET affirmant qu'il faut douter de tout, homme, femme, et même son chien, mais pas de L'AMOUR.....

Voltaire est très catégorique :
"Le doute est un état mental désagréable mais la certitude est ridicule".

La réponse, qui la détient ? Le Normand, avec un oui et non,  sans doute...

A entendre son nom

Du plus lointain qu’il m’en souvienne

Resurgissent les joies

Resurgissent les peines

Et l’indescriptible émoi

Qui s’attache à ses pas

Fait renaître les peurs

Tout au long

Des sinueux parcours

D’une vie de heurts

A entendre son nom :

Amour .




Lasidonie



Votre trace ici - Leur trace ( 10 ) - Par lasidonie - Publié dans : pensées des autres
Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 00:31




Les beaux "Dimanche"


 

 

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Avez-vous connu ces beaux dimanches d’autrefois, rituélique rendez-vous des « visiteurs de nefs » convaincus ou à convaincre, dames chapeautées, messieurs cravatés. On se fait un passage obligé : être là ; Les « belles familles » ont leur nom gravés sur les prie-dieu, les autres, les autres : Dieu reconnaîtra les siens. Les pensées suivent les volutes de l’orgue, s’envolent avec le parfum de pâtisserie ; les gestes s’accomplissent pour la plupart machinalement. ITE : s’il fait beau on papote sur le parvis, on se salue. Et l’on s’en va savourer, l’âme en paix, le repas arrosé familial.

Cocon rassurant, moule parfait dans lequel on se coule jusqu’au soir, bon, doux, partagé.


Et puis aussi ces beaux dimanches, repère heureux de la semaine pour travailleurs harassés ? Eveil lascif que l’on prolonge dans la tiédeur des draps, que ne vient troubler aucune autre sonnerie que celle du ronron du chat lové sur la couette, paresse du matin autour des tartines ; le temps, ce temps après lequel ils ont couru, il est là dans leur main pour en façonner du bon, du doux, à deux, partagé.

 

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Vous connaitrez  j'espère, ces beaux dimanches inexistants sur le calendrier, passage d’un jour parmi les autres jours pour ex-travailleurs inoccupés. On traîne, on flâne aujourd’hui comme hier, comme le mois dernier ; Le temps lui aussi n’a d’existence que sur les pages que l’on tourne, sur les visages que l’on a peine à reconnaître dans le miroir improvisé d’une vitrine léchée.

Ce dimanche rêvé les trois quarts de la vie a perdu l’attrait de l’attente. Mais il est encore bon, il est doux, partagé.


Mais dans l'immense sablier d'une vie restent ces faux dimanches qui traînent sur le cœur comme le fond de crème aigrie du gâteau entamé.

Dehors c'est soleil, mains serrées,  jeunes, moins jeunes, ridées aussi, Chacun respire, à pas mesurés, accordés, ce beau, ce doux moment partagé. 

Dedans, c'est tristesse, angoisse, ravivée par les images de la vie des autres, de celle d’autrefois, ce jour là.


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Contraste saisissant, insupportable, qu’on préfère étouffer en se cachant, s'isolant. Car dans les têtes, dans les pensées :

Il n’est pas jour comme un autre,

Et il n’est plus ni bon, ni doux, ni partagé,

C’est le dimanche des solitudes.

 


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 Lasidonie


Votre trace ici - Leur trace ( 14 ) - Par lasidonie - Publié dans : courts textes en prose - Communauté : papierlibre
Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 00:30






 

Déflagration
Emotion
De ce qui naît
Puis disparait
Terrifiantes routes
Zébrées de doutes
Chevauchée du temps
Irréel mais bien présent
On se croise
Se déphase
Eloignement
Eclatement
Sensation étrange
Âme aux bleus, rouge, orange
Choc des couleurs
Beauté, Stupeur
Oppression
Déflagration


SIDO



Votre trace ici - Leur trace ( 12 ) - Par lasidonie - Publié dans : l'aventure numérique - Communauté : Ecriture Ludique
Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 09:07


Pour esprits et coeurs en accord avec Baudelaire :



Vous êtes un beau ciel d’automne clair et rose


 

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Mais la tristesse en moi monte comme la mer


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Et laisse en refluant sur ma lèvre morose


 

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Le souvenir cuisant de son limon amer


Baudelaire (causerie)


 

Et pour les images...LASIDONIE

 


Votre trace ici - Leur trace ( 8 ) - Par lasidonie - Publié dans : coups de coeur en poésie - Communauté : Trouvères et troubadours
Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 09:00






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*
Libellule, bourdons,
Ramures et fleurettes,
Oiseaux et papillons,
Se costument de fête,
Dans les prés, dans les champs
Folâtrent d'harmonie
Au soleil éclatant,
En grande fantaisie !
Et l'air partout résonne
De murmure amoureux .
Mon esprit s'abandonne
A ses rêves joyeux
Et en pensée fredonne
Le bonheur de tes yeux.




SIDO

Votre trace ici - Leur trace ( 12 ) - Par lasidonie - Publié dans : l'aventure numérique - Communauté : Trouvères et troubadours
Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 05:00

 

Ce fut l'un de mes premiers "essais poétiques" ;  en photographiant ce ciel il m'est revenu en mémoire...



(Photos sans trucage)



Tu as traversé ma vie comme l’étoile filante

Quelques secondes d’éternité

Pour des yeux éblouis,

Mille lumières entrevues

Sur la mer à l’horizon d’un soir

De douces vibrations perçues

Comme notes cristallines

Sur la harpe du coeur.

Quelques secondes pour rêver :

Sur toi l’espace s’est déjà refermé !

Reste le mélancolique regret

De t’avoir connu

Si peu.



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Lasidonie

(texte 2004)

 


Votre trace ici - Leur trace ( 8 ) - Par lasidonie - Publié dans : Une photo, un poème.
Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 08:03







(Aquarelle 2002 réalisée d'après carte postale )


Une "petite-fille modèle",
Un peu d'eau
Quelques couleurs pastelles
Un pinceau
Pour une aquarelle
Et sans les mots
Dire quand même

"Je t'aime"


SIDO






Votre trace ici - Leur trace ( 9 ) - Par lasidonie - Publié dans : Mes peintures et aquarelles
Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 05:00

 





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Rien, rien que de l'imperceptible,
Un  souffle dans les feuilles, léger,
Le bruissement d'ailes moirées
Du papillon en promenade
Le frôlement sec d'un insecte
 A la surface du miroir
Qui trouble à peine le dessin
De cet univers à l'envers
Rien, rien d'autre que le pouvoir
Du  généreux soleil de mai
Sur les épaules nues offertes
Rien rien d'autre que savourer
La mise en suspens des mornes pensées,
Et l'apaisement du coeur, indicible !

Lasidonie

Votre trace ici - Leur trace ( 8 ) - Par lasidonie - Publié dans : Une photo, un poème.
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