A votre attention


Pour diverses raisons le blog 'L'aventure numérique"  ferme définitivement ses portes ( mais il n'est pas supprimé ).
 De temps à autres quelques images nouvelles feront l'objet d'articles dans cet espace ci , dans le même esprit et classés dans une catégorie du même nom.

LASIDONIE

Samedi 4 juillet 2009



La poésie nait parfois de quelques mots lus ici ou là. Ceux-ci en vers libre sont inspirés d' un joli commentaire déposé sur mon blog.



( montage photo )


Je suis esquif démâté

Malmené, Harcelé

 Par les assauts impitoyables

 Des océans furieux,

Les lames puissantes glacées

Me poussent vers les brisants.

Naufrage imminent

Qu’un souffle cinglant

Tournoyant

Repousse dans une danse effroyable.

 

Et j’écoute la plainte du vent

 

Je suis esquif aux rêves saccagés

D’eaux transparentes endormies,

Dont seul le léger d’un zéphyr

Viendrait du soleil

 Adoucir les blessures,

Une survie de  radeau,

Vieux vagabond des mers en éveil

Errant en aveugle insoumis

A la recherche de l’improbable îlot

Dans un lointain obscure

 

Et pour moi chanterait le vent



LASIDONIE

 

 


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Jeudi 2 juillet 2009



  Le hasard est souvent l’architecte du Présent, rarement celui du Futur qu'il démolit et avec un Présent, heureux ou malheureux, il fabrique demain un Passé fait de nostalgie ou d'amertume !

Moralité : se méfier du hasard, ne compter que sur soi pour construire son futur et ne jamais regarder en arrière !

Heureux les élus qui y parviennent…


S'il frappe à votre porte, ne lui confiez pas vos rêves, comme le fait dans cette vidéo MOULOUDJI, vous risqueriez de les perdre..


 



LASIDONIE

 


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Lundi 29 juin 2009


Il est un élément du visage qui en est la parure, l'ornement : la chevelure ! C'est  un thème poétique, cher à Baudelaire entre autres : féminité, sensualité.

Symboles divers lui sont attachés, surtout pour une femme, et le mot entre dans de nombreuses locutions imagées populaires :" tiré par les cheveux, un cheveu sur la langue, comme un cheveu sur la soupe," et bien d'autres.

Pour ma part  le "passer une main dans les cheveux",  geste image du fil des saisons, m'a inspiré ces quelques vers ...


 



Chevelure aux effluves de printemps

Mèches légères par doigts effleurées

Dans ces instants de timides élans,

D’audacieuses promesses effeuillées




Chevelure au brûlant parfum d’été

Mèches ébouriffées, mains passionnées

Dans ces instants de pure intimité

Aux désirs lourds de pensées pimentées


 

Chevelure aux tièdes senteurs d’automne

Mèches lissées par doigts attentionnés

Dans ces instants où la tendresse sonne

L’heure des plaisirs d’amour invités



Chevelure aux doux friselis d’hiver

Mèches claires sous les mains caressées

Dans ces instants de merveilleux concert

A deux. Ivresse d’amour apaisée.




 

 

LASIDONIE

 


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Samedi 27 juin 2009



Il est de ces matins

Levés avec le rien




Ainsi du tout efface

La plus infime trace




Il est des soirs très doux

Qui se couchent avec le tout,



Des petits riens ont fait ramasse,

Fruits couleurs qui jamais ne lassent

 

Ces petits riens mis bout à bout

Pour une vie jouent leur va-tout


LASIDONIE

 

 

 


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Lundi 22 juin 2009


"Lumière profuse ; splendeur. L'été s'impose et contraint au bonheur".

A. Gide  (journal).


Cette pensée réveillé des souvenirs en images, suggéré des mots   :





Un de ces petits bouts du monde
Où l'ombre est une amie des coeurs
Pendant que la lumière éclabousse à la ronde
Les corps trop alanguis, offerts à son ardeur

Un de ces petits bouts du monde
Pour les affamés de saveurs
Exhalées des tonnelles ; L'insoucieux succombe
  Laissant couler du temps ce qu'il a de meilleur

Le bonheur a pris formes blondes
Et transparence sans pudeur
Dans ce panier d'été aux pensées moribondes
Confites en sensations au parfum d'ailleurs.




Paysages crétois




LASIDONIE

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Jeudi 18 juin 2009






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Dépouillée, lavée,
 Délavée
Elle offre à la pluie ses reflets
D'ombres vertes
Violettes
D'espérance violée
Que le bleu du ciel
En transparence
Tente de réchauffer



SIDO



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Mardi 16 juin 2009


Le titre d'un roman  est parfois l'occasion d'en ouvrir les pages ou de lire les chroniques que la presse lui consacre.
Ce fut le cas avec celui-ci :
"La solitude des nombres premiers"  de Paolo Giordano, qui m'a intriguée
.

Mon propos est illustré par des photos prises lors d'un voyage en Inde. A première vue titre et photos n'ont rien de commun, pourtant...




Une petite analyse lue et  résumée ici met en lumière l'essentiel de cette allusion mathématique appliquée à l'amour  et à des personnages qui ne parviendront jamais à n'être autre que UN, seuls :



L'amour ne peut être multiplication car 1x1=1


Le vieil arbre aux multiples racines et le banc (Inde, Rajasthan)


il ne peut être division car 1:1=1

il pourrait être une addition mais l'union des corps n'est pas fusion en réalité car 1+1 =2


Sculpture sur colonne d'un très ancien temple Hindou du Rajasthan

L'amour devient soustraction quand il prend fin
 car 1-1 =0

Comme ici sur cette photo symbolique du Taj Mahal, emblème du 1-1






Ce monde de l'amour humain ressemble ainsi à celui des nombres premiers, uns et seuls ! Additionner, Multiplier,  Diviser, Il nous renvoie toujours au profond face à face avec soi-même...



Pour en savoir un peu plus sur ce roman primé en 2008 un lien : Paolo- Giordano- la solitude- des nombres premiers




LASIDONIE


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Dimanche 14 juin 2009



A mes amis disparus ou qui se sont éloignés


*******

De la nostalgie, de la tristesse
"Que sont mes amis devenus"...

Deux versions pour  cette complainte du ménestrel, poète, RUTEBOEUF (époque1200), extraite, adaptée de l'ancien français,et mise en musique ; J'ai réuni deux interprètes,  masculin/féminin : deux remarquables reflets de personnalités inoubliables

Celle de LEO FERRE,déchirante
dont les derniers mots sont rajoutés :

" l'espérance de lendemains
ce sont mes peines"





Commentaire relevé sur You tube ! merci à son auteur inconnu :

"Quel jeu prodigieux avec le micro ( ...). La mémoire et l'éloignement sont suggérés par les paroles et le pas du chanteur autour du porte-voix (...) : la technique à des fins essentiellement poétiques."





Et l'interprétation de

 JOAN BAEZ

 Une voix qui allie la douceur, la tristesse et la nostalgie





Petit rappel historique :
Ruteboeuf dût affronter la pauvreté, la misère. Ses  difficultés, ses déceptions et les craintes de la mort sont présents dans son oeuvre, souvent avec humour et auto-dérision ; c'était le temps du " Paris a faim ", des croisades, de Saint-Louis, (qui lui apporta son aide souvent).



Lasidonie

 Chaïtan

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Mardi 9 juin 2009

 

 

 




 

 

Au blanc des mots souvent

Les peines encryptées

Les regrets les tourments

D’une attente étouffée.


Au grenat des mots l‘expression

Des révoltes non maîtrisées

Les trop cruelles déceptions,

Folle cohorte insupportée !


 


Au rose des mots le bleu de mon coeur

Tendre concert pour échappée des rêves

Azur secret en trouées de douceur

Pastellisée dans l’orage qui crève.




La pensée colore ou emprisonne le mot

L’un avec l’autre se lie par union sacrée

Qui ferait pourtant bien détestable duo

Si lui manquaient les émotions enrubannées.



La construction métrique de l'hexasyllabe à l'alexandrin est volontaire montée en puissance : Dans le langage écrit l'émotion emporte les mots comme elle le fait à l'oral !    

LASIDONIE

 

 


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Samedi 6 juin 2009



Un titre, pour une image qui s'exprime seule.
A vous peut-être un autre titre pour d'autres sensations. L'image est faite pour être "appropriée" selon l'humeur et le regard, extérieur...ou intérieur.










SIDO

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Mardi 2 juin 2009


Du feu follet, phénomème physique, dérive l'image dansante d'un être lumineux qui passe, bien fugitivement, en éclairant, quelques minutes seulement, les zones obscures...et que l'on aimerait retenir un peu...


 

 

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Il est passé, le messager du vent

Déposer quelques timides feuillets

Discrets, légèrement teintés

D’une encre claire de mémoire

Sous mes pas oublieux  se sont collés

Pour suivre la trame de mon histoire.

 

Est repassé le messager du vent

Patiemment, jour après jour et semaines

Dans l’ombre douce de mes mots

Progressant d’allure incertaine

Pour transmettre des fragments en écho

De ce qui fut jadis un beau duo

 

Juste une lumière et l’étonnement :

Comment reconnaître la voix ténue

Quand maître vent devenu fou

Sous une couche bien feuillue

En soufflant entasse agite ou rend flous

Les messages au sens dessus dessous !



Image Hosted by ImageShack.usMontage par superposition  et travail sur deux images

 

Il est passé, puis parti doucement

L’émissaire vrai feu follet

Sa tâche menée, accomplie :

Repeindre les souvenirs délavés

De vives couleurs-joies, brève éclaircie

Pour fleurs envolées au vent d’un été

 

 


Lasidonie
mars 09

 

 



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Samedi 30 mai 2009

Suggestion pour Week-End prolongé :
Je vous propose une petite flânerie dans ces petits coins de Provence où coulent ,cette année, mais oui,  rivières et ruisseaux qui serpentent parmi les prairies d'un vert éclatant à faire rosir de plaisir les habitués des pierres sêches.
Au détour de petites départementales surgissent dans le lointain, perchés en éclaireurs, des pierres jointes en triangle dont la pointe se dresse en clocher ! Murailles,  toits épousent les versants des collines, petits villages pas toujours très connus à côté de leur rival, comme
Roussillon, ou Lourmarin, agités par la fièvre artistique et touristique !
Plaisir de musarder dans le dédale des ruelles pentues aux pavés disjoints, rafraîchies d'ombres ancestrales ,  d'imaginer  le petit jardin caché derrière  la grille couverte de glycine  et de se laisser guider vers le lieu de rencontre par excellence :
la place aux bruits de fontaine et de bavardage de marchés, "avé l'assent" léger, fruité, odorant de lavande...*
Moment à savourer en spectateur ravi, amusé, curieux, serein : la ville est là-bas, proche et pourtant si lointaine par l'esprit !







LASIDONIE

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Mercredi 27 mai 2009


Relevée chez l'un de mes écrivains préférés cette pensée :




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"Quand on est aimé on ne doute de rien. Quand on aime on doute de tout".
COLETTE


Pensée qui en suggère une autre sous forme d'interrogations :
Ne douter de rien, être aimé, suffit-il à combler le coeur , peut-on vivre uniquement de l'amour de l'autre ? Le doute, dans tout ce qui touche à l'affectif, torture mais n'est-il pas aussi un stimulant, un mal nécessaire pour nourrir nos émotions  ? Faut-il suivre  MUSSET affirmant qu'il faut douter de tout, homme, femme, et même son chien, mais pas de L'AMOUR.....

Voltaire est très catégorique :
"Le doute est un état mental désagréable mais la certitude est ridicule".

La réponse, qui la détient ? Le Normand, avec un oui et non,  sans doute...

A entendre son nom

Du plus lointain qu’il m’en souvienne

Resurgissent les joies

Resurgissent les peines

Et l’indescriptible émoi

Qui s’attache à ses pas

Fait renaître les peurs

Tout au long

Des sinueux parcours

D’une vie de heurts

A entendre son nom :

Amour .




Lasidonie



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Dimanche 24 mai 2009




Les beaux "Dimanche"


 

 

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Avez-vous connu ces beaux dimanches d’autrefois, rituélique rendez-vous des « visiteurs de nefs » convaincus ou à convaincre, dames chapeautées, messieurs cravatés. On se fait un passage obligé : être là ; Les « belles familles » ont leur nom gravés sur les prie-dieu, les autres, les autres : Dieu reconnaîtra les siens. Les pensées suivent les volutes de l’orgue, s’envolent avec le parfum de pâtisserie ; les gestes s’accomplissent pour la plupart machinalement. ITE : s’il fait beau on papote sur le parvis, on se salue. Et l’on s’en va savourer, l’âme en paix, le repas arrosé familial.

Cocon rassurant, moule parfait dans lequel on se coule jusqu’au soir, bon, doux, partagé.


Et puis aussi ces beaux dimanches, repère heureux de la semaine pour travailleurs harassés ? Eveil lascif que l’on prolonge dans la tiédeur des draps, que ne vient troubler aucune autre sonnerie que celle du ronron du chat lové sur la couette, paresse du matin autour des tartines ; le temps, ce temps après lequel ils ont couru, il est là dans leur main pour en façonner du bon, du doux, à deux, partagé.

 

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Vous connaitrez  j'espère, ces beaux dimanches inexistants sur le calendrier, passage d’un jour parmi les autres jours pour ex-travailleurs inoccupés. On traîne, on flâne aujourd’hui comme hier, comme le mois dernier ; Le temps lui aussi n’a d’existence que sur les pages que l’on tourne, sur les visages que l’on a peine à reconnaître dans le miroir improvisé d’une vitrine léchée.

Ce dimanche rêvé les trois quarts de la vie a perdu l’attrait de l’attente. Mais il est encore bon, il est doux, partagé.


Mais dans l'immense sablier d'une vie restent ces faux dimanches qui traînent sur le cœur comme le fond de crème aigrie du gâteau entamé.

Dehors c'est soleil, mains serrées,  jeunes, moins jeunes, ridées aussi, Chacun respire, à pas mesurés, accordés, ce beau, ce doux moment partagé. 

Dedans, c'est tristesse, angoisse, ravivée par les images de la vie des autres, de celle d’autrefois, ce jour là.


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Contraste saisissant, insupportable, qu’on préfère étouffer en se cachant, s'isolant. Car dans les têtes, dans les pensées :

Il n’est pas jour comme un autre,

Et il n’est plus ni bon, ni doux, ni partagé,

C’est le dimanche des solitudes.

 


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 Lasidonie


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Vendredi 22 mai 2009






 

Déflagration
Emotion
De ce qui naît
Puis disparait
Terrifiantes routes
Zébrées de doutes
Chevauchée du temps
Irréel mais bien présent
On se croise
Se déphase
Eloignement
Eclatement
Sensation étrange
Âme aux bleus, rouge, orange
Choc des couleurs
Beauté, Stupeur
Oppression
Déflagration


SIDO



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