Ce sera un petit signe pour ceux qui passent, juste quelques minutes de présence par l'image que vous pourrez voir en grand format légendé :
4 octobre 12 octobre
17
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24 octobre

4 octobre 12 octobre
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24 octobre
Je suis né en esprit un 16 juillet 2006 , d'un rêve, du frôlement d' étoile au coeur d'une "Pierre de lune". Pleine de fougue, d'espoirs lumineux, elle a guidé mes pas, m'a dorloté, parfois délaissé, puis tenu à bout de bras jusqu'à cet anniversaire chargé de symboles ( Une "pierre de lune" adore les symboles ! ). Je m'endors aujourd'hui pour "hiberner"...long sommeil ?...Je ne sais.
Mes blogs amis, anciens encore présents, ceux des premiers mois, et les autres plus récents, merci de votre fidélité pendant ces 3 ans .
***
Voici ce qu'elle m'a confié aujourd'hui :
J'ai suivi une route verdoyante, parfumée
Elle débouchait sur une autre, un peu trop bitumée
Je l'ai détestée cette route plate, droite et sans vie !
Espérant en retrouver une autre, la marche, je l'ai poursuivie
J'ai imaginé un chemin gai aux détours surprenants, mystérieux
Ou l’une de ces petites départementales qui réjouit les yeux
Mais c'est un cauchemar : chacune d'elles débouche sur celle d'avant
La grande, droite, bitumée sans fantaisie. J'avais fait fausse route en rêvant ! *
* adaptation d'une consigne d'atelier
Note aux lecteurs
Cette précision évitera la confusion à la fin de la lecture
Lassée,
Lassée de mon reflet dans la mare
Non pour ce qu’il me montre
Mais pour ce qu’il dissimule
De moi-même, en moi-même
Lassée de n’exister que par autrui
En perpétuelle attente « de » …
Ce « de » qui ne vient jamais
Lassée de ces mots- plumes
Dernière chance
Lancées comme bouées
Qui dérivent éclatées
Puis sombrent dans l’oubli
Lassée d’être la première « à »,
Pour la pensée, le signe, le geste
Lassée de compatir, de soutenir
De ne connaître que le sens unique
Lassée de vouloir comprendre
L’absurde, le contresens, l’absence
Et de ces mots terminés par « ence »
Avec patience, prudence, silence !
Lassée d’imaginer des raisons
Qui n’ont pas d’explications
D’inventer des stratagèmes
Brodés au mauvais fil du rêve
Lassée de lasser
De choisir un masque acceptable
Qui puisse être accepté
Lassée de moi, de toi, de lui,
De ces fuyants appuis jouant de faux-fuyant
Oui, lassée de cette épingle au cœur
Qui s'accroche avec insistance
Existence !
DORMIR
Toi que le hasard a mis sur ma route
Toi qui t’en es allé
En décidant « machine arrière toute »
Un sombre jour d’été,
Toi qui trouva bon et sans crier gare
De colorer mes mots
D’une joie dépassée, naïve, rare
Dans l’oubli du fardeau,
Pourquoi as-tu resurgi dans ma vie ?
Sais-tu comme est cruel
De réveiller les idées endormies
D’en battre le rappel ?
Tu as fait refleurir les pensées mortes
En un printemps indien
Quand déjà l’hiver était à la porte !
Illusion d’un matin,
Rêve créé, séduction douloureuse
D’un espoir qui s’enfuit
Avec les jours dont je suis naufrageuse
Sans lui ! L’as-tu compris ?
Ô sommeil du cœur prend toute la place
De l’éphémère intrus,
Qu’en moi s’éteigne la lueur ! De grâce
Dormir, à corps perdu !
Le besoin impérieux de comprendre est l’un des traits constants de l’esprit humain. Le tout petit enfant très vite emploie le « Pourquoi ? » et n’a de cesse d’obtenir une réponse. Il est parfois facile de lui expliquer les causes qui relèvent du concret, moins pour d’autres.
A l’âge adulte, ce questionnement nous suit dans les divers évènements de notre existence, nous cherchons des réponses à des « Pourquoi ? ». Quand elles dépendent d’autrui il est parfois impossible de les obtenir et selon le prix que l’on y attache ces –non-réponses deviennent source de difficultés à les admettre.
Le « Chercher à Comprendre » a permis le progrès humain dans le domaine scientifique, mais dans le domaine individuel, dans nos rapports avec les autres, il conduit aux tourments de l’irrésolu, du non Sens. Accepter de rester sur une interrogation ou de la balayer demande une sagesse exemplaire !
Demain paraîtra un poème sur ce thème.
Lasidonie
La poésie nait parfois de quelques mots lus ici ou là. Ceux-ci en vers libres sont inspirés d'un joli commentaire déposé sur mon blog.
( montage photo )
Je suis esquif démâté
Malmené, Harcelé
Par les assauts impitoyables
Des océans furieux,
Les lames puissantes glacées
Me poussent vers les brisants.
Naufrage imminent
Qu’un souffle cinglant
Tournoyant
Repousse dans une danse effroyable.
Et j’écoute la plainte du vent
Je suis esquif aux rêves saccagés
D’eaux transparentes endormies,
Dont seul le léger d’un zéphyr
Viendrait du soleil
Adoucir les blessures,
Une survie de radeau,
Vieux vagabond des mers en éveil
Errant en aveugle insoumis
A la recherche de l’improbable îlot
Dans un lointain obscur
Et pour moi chanterait le vent
Le hasard est souvent l’architecte du Présent, rarement celui du Futur qu'il démolit et avec un Présent, heureux ou malheureux, il fabrique demain un Passé fait de nostalgie ou d'amertume !
Moralité : se méfier du hasard, ne compter que sur soi pour construire son futur et ne jamais regarder en arrière !
Heureux les élus qui y parviennent…
S'il frappe à votre porte, ne lui confiez pas vos rêves, comme le fait dans cette vidéo MOULOUDJI, vous risqueriez de les perdre..
Il est un élément du visage qui en est la parure,
l'ornement : la chevelure ! C'est un thème poétique, cher à Baudelaire entre autres : féminité,
sensualité.
Symboles divers lui sont attachés, surtout pour une femme, et le mot entre dans de nombreuses locutions imagées
populaires :" tiré par les cheveux, un cheveu sur la langue, comme un cheveu sur la soupe," et bien d'autres.
Pour ma part le "passer une main dans les
cheveux", geste image du fil des saisons, m'a inspiré ces quelques vers ...
Chevelure aux effluves de printemps
Mèches légères par doigts effleurées
Dans ces instants de timides élans,
D’audacieuses promesses effeuillées
Chevelure au brûlant parfum d’été
Mèches ébouriffées, mains passionnées
Dans ces instants de pure intimité
Aux désirs lourds de pensées pimentées
Chevelure aux tièdes senteurs d’automne
Mèches lissées par doigts attentionnés
Dans ces instants où la tendresse sonne
L’heure des plaisirs d’amour invités
Chevelure aux doux friselis d’hiver
Mèches claires sous les mains caressées
Dans ces instants de merveilleux concert
A deux. Ivresse d’amour apaisée.
Il est de ces matins
Levés avec le rien
Ainsi du tout efface
La plus infime trace
Il est des soirs très doux
Qui se couchent avec le tout,
Des petits riens ont fait ramasse,
Fruits couleurs qui jamais ne lassent
Ces petits riens mis bout à bout
Pour une vie jouent leur va-tout
LASIDONIE